Dans les temps les plus anciens, les premiers habitants du lieu semblent avoir occupé ces deux altitudes extrêmes : les hauteurs de l’Hautil présentaient les avantages de sites défensifs naturels, comme en témoignent les traces encore visibles d’aménagement qui y furent apportés ; mais les bords de Seine étaient plus aisément habitables, avec un sol plus facile, fertilisé par les eaux du fleuve et les nombreux ruisseaux y aboutissant ; c’est là qu’au Moyen Age s’établit le village, groupé sous le château accroché à mi-hauteur.
La population était alors très réduite, essentiellement rurale ; les terres étaient partagées entre plusieurs petits seigneurs maîtres de leur fief mais tous assujettis au seigneur châtelain, lui-même vassal du seigneur de La-Roche-Guyon, à la frontière ouest du Vexin français dont Vaux marquait la limite opposée, à l’Est en bord de Seine.
Cette structure sociale imposa au village une physionomie qui dura jusqu’à la Révolution ; les premiers plans cadastraux nous montrèrent le “bourg” groupé autour de l’église et, très à l’écart, le hameau du Temple, les deux étant séparés par une vaste zone de terres labourables, jardins et vergers, bordant la grand-route plantée d’arbres. Le partage des biens communaux qui suivit fut sans doute bénéfique aux paysans vauxois : les cultures fruitières, maraîchères et forestières s’intensifièrent. L’exploitation du plâtre et les industries naissantes dans toute la région firent s’agrandir la population et modifièrent ses modes de vie.
Au XIXe siècle, l’embourgeoisement de la capitale toute proche amena de nombreux Parisiens à venir établir leur “campagne”. Ils contribuèrent ainsi à donner à Vaux son aspect actuel où dominent, malgré tout, les façades un peu austères des anciennes demeures paysannes recouvertes de leur enduit de plâtre. La construction du chemin de fer bouleversa quelque peu l’implantation des chemins traditionnels ; tandis que le centre ville s’urbanisait, les habitations devenaient plus nombreuses sur le flanc du coteau. Puis au début de ce siècle, l’île lotie et aménagée par un promoteur astucieux (Venise à 43 minutes de Paris !) se trouva rapidement construite.
Aujourd’hui où la vie paysanne a disparu, les habitations ne cessent de s’étendre, remplaçant les cultures abandonnées. Pour notre confort, le goudron recouvre les anciens chemins de terre. Il ne sert à rien de le regretter : en place des terrains en friche s’installent des habitations entourées d’arbres et de jardins ; le coteau offre toujours ses superbes panoramas sur la vallée de la Seine ; la forêt est là, toute proche… Il fait beau ? Allez, Venez faire un tour à Vaux-sur-Seine !!!









